Dur, dur, de tendre la main pour avoir un bout de pain. Et , pourtant, c'est le sort de trop de nos concitoyens.
Alors que la brise glaciale s'engouffre dans la rue, alors que, de partout, l'on se gargarise du mot "République", je lève les yeux vers le fronton d'une quelconque mairie anonyme et lis fièrement : "Liberté, Egalité, Fraternité".
Mais, soudain, en toute humilté, je bute sur deux vieilles godasses dépassant d'un paquet de chiffons ramassés sur un carton : serait-ce un immigré, un expulsé ou tout autre individu rejeté de la société ? Peu importe, c'est un humain... citoyen de la République et la scène peut se dérouler partout, dans n'importe quelle commune !
L'égalité, pourtant mise en place d'honneur entre deux valeurs depuis la Révolution dans notre devise, est constamment bafouée, voire en perdition.
Je pense à tous ces malfrats, fraudeurs de tous poils, qui vivent au noir, qui profitent outrageusement de détournements, qui jouissent allègrement de toutes les niches légales, de tous ces complices aux lunettes noires et bien évidemment aux légions qui ne disent mot et ne veulent pas voir.
Je pense à celui qui, à l'abri du besoin, perçoit de surcroît ou ne refuse pas les beaux émoluments de conseiller à vie d'une grande institution, sans pour autant être présent... mais il y a droit !
Je pense à tous ces "élites" avec "golden parachute" qui amassent sans pudeur 3000 ans du salaire d'une caissière, "chevaliers du CAC 40" qui encaissent sans scrupule 15000 € par jour, ou, dit autrement, s'accordent un salaire de plus de 5 millions et demi d'euros par an, soit celui d'un smicard qui aurait travaillé depuis Henri IV sans discontinuer, jusqu'à maintenant !
ESt-ce possible... est-ce admissible, n'y a-t-il rien à faire pour faire taire ces affronts que nous encaissons ?
Voilà la vie que l'on vit, que l'on subit ; les medias, à conter tout cela, hérissent les poils de nos congénères mais n'effleurent pas les "garants" de la République...
Si j'étais président, je créerais sur le champ un ministère de la République, ministère d'Etat chargé de récupérer ou de contenir tous ces débordements, de dire à tous les ministres : "Attention ! Gare à vous, car on ne lésine pas avec l'éthique et les valeurs de notre République".
Commentaires